du lundi 29 novembre au mercredi 8 décembre
10 jours à Jérusalem
A Jérusalem, je logerai à la Maison d’Abraham, adresse que je recommande à tout pèlerin de passage à Jérusalem. Cette pension du Secours Catholique, situé dans un îlot de verdure sur les contreforts du Mont des Oliviers, est tenue par des sœurs colombiennes assistées par des bénévoles venant de France pour y passer un mois. C’est le jeune Thomas Cazalis qui m’en a donné l’adresse. Thomas s’occupe pour le compte du consulat de France à Jérusalem de développement en irrigation pour la Palestine. A son arrivée, il avait passé quelques semaines dans cette maison ou il est resté le chou-chou des sœurs à qui il rend régulièrement visite. Thomas nous fera une bonne description de l’ambiance et de la situation dans ce pays.
Geneviève et Laurent sont venus me rejoindre et nous passerons huit jours à visiter Jérusalem et les Lieux Saints. La vieille ville, Jéricho, Le lac de Tibériade, Nazareth, Saint Jean d’Acre, Bethléem, la mer Morte ou Laurent et moi nous nous baignerons, Hebron, Ramalat ou nous visiterons le mausolée de Yaser Arafat…..
Dans la Basilique du Saint Sépulcre, les murs de l’escalier qui descend à la Crypte de Sainte Hélène sont couverts de croix gravées par les pèlerins. Je me suis permis d’y graver ma croix dont j’ai soigneusement repéré l’endroit pour que mes descendants y aillent en pèlerinage.
A Jéricho, je brûlerai un cierge, au couvent orthodoxe de Saint Gerassimos pour ce grec en rémission d’un cancer du sang dont la femme m’avait en juillet dernier, pour ce faire, confié 5 € alors que j’avais passé ne nuit dans sa chambre d’hôte.
Que dire de ce pays ou plutôt de ces deux pays ?
D’un coté un monde riche et structuré mais sans âme, avec une population hautaine et indifférente cultivant à l’extrême les signes ostentatoires de sa religion. On ne fait après quelques jours même plus attention à la mitraillette portée négligemment en bandoulière.
De l’autre, la misère économique et sociale, avec une population que nous avons ressentie plus triste et résignée qu’en ébullition. J’étais loin de la joie de vivre des arabes de Syrie.
Entre les deux, des check-points que nous avons toujours passés sans aucun problème et surtout, un mur de la honte séparant les deux populations. On se sent véritablement mal à l’aise devant une telle horreur, je n’ai pu m’empêcher de penser que, historiquement, un mur, construit par une population dominante pour la séparer d’une population dominée, qu’il s’appelle ligne de démarcation, clôture de camps de la mort, mur de Berlin ou apartheid n’était en place que pour être contourné, franchi et finalement, à plus ou moins long terme, renversé.
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